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DPE et diagnostics location : ce que propriétaires et locataires doivent savoir

DPE et diagnostics location : ce que propriétaires et locataires doivent savoir

Le DPE diagnostic location (Diagnostic de Performance Énergétique) est un document obligatoire remis au locataire lors de la signature du bail. Il classe le logement de A (très performant) à G (passoire thermique) en évaluant la consommation annuelle d’énergie et les émissions de CO2 du bien. Ce diagnostic est valable dix ans et doit être réalisé par un professionnel certifié. Depuis 2021, le DPE est opposable : le locataire peut se retourner contre le propriétaire si les informations communiquées sont erronées.

Interdictions de location selon la classe énergétique

Depuis 2025, les logements classés G au DPE sont interdits à la location en France. Ce calendrier se prolonge : les logements classés F seront interdits en 2028, puis les E en 2034. Les propriétaires concernés doivent engager des travaux de rénovation énergétique pour maintenir leur bien sur le marché locatif.

Loyer bloqué pour les logements F et G

Le gel des loyers ne se limite pas aux zones tendues ni aux seuls logements G. En métropole, dès qu’un logement est classé F ou G, la révision annuelle du loyer est interdite pour tout bail signé, renouvelé ou reconduit tacitement depuis le 24 août 2022, rappelle Service-Public. Lors d’un changement de locataire, le propriétaire ne peut pas non plus augmenter le loyer de ces logements. Pour un bailleur, faire remonter l’étiquette au-dessus de F est donc aussi le seul moyen de retrouver la possibilité d’indexer son loyer.

Comprendre l’étiquette énergétique

L’étiquette DPE présente deux informations principales : la consommation d’énergie primaire (en kWh/m²/an) et les émissions de gaz à effet de serre (en kg CO2/m²/an). La lettre finale retenue correspond au plus mauvais des deux indicateurs. Un logement classé A consomme moins de 70 kWh/m²/an, tandis qu’un logement G dépasse 420 kWh/m²/an. Pour un locataire, la classe énergétique influence directement le montant des factures d’énergie : un logement mal isolé peut coûter plusieurs centaines d’euros supplémentaires par an.

Logement chauffé à l’électricité : un calcul revu en 2026

Le passage de l’énergie consommée à l’énergie primaire repose sur un coefficient propre à chaque énergie. Pour l’électricité, ce facteur a été abaissé au 1er janvier 2026, selon la fiche officielle consacrée au DPE. Concrètement, un appartement chauffé par des radiateurs électriques affiche une consommation primaire plus faible qu’avant pour la même facture, et peut gagner une classe sans le moindre travaux. Un propriétaire dont le bien chauffé à l’électricité est classé F ou G a donc intérêt à vérifier si un nouveau diagnostic, établi avec la méthode actuelle, le sort de la catégorie interdite ou gelée.

L’audit énergétique pour planifier les travaux

Un audit énergétique complet permet d’identifier les postes prioritaires de rénovation (isolation des murs et combles, remplacement du système de chauffage, amélioration de la ventilation) et de chiffrer les travaux nécessaires. Cet audit est obligatoire depuis 2023 pour les logements classés F et G mis en vente, et l’obligation vise désormais aussi les maisons et immeubles en monopropriété classés E. Le calendrier officiel prévoit de l’étendre aux bâtiments classés D à partir du 1er janvier 2034 ; une fois établi, l’audit reste valable 5 ans. Pour la location, il reste facultatif mais très utile pour prioriser les investissements et accéder aux aides disponibles. Le rapport identifie un ou plusieurs scénarios de travaux par étapes, avec l’objectif d’atteindre au moins la classe D.

Aides financières pour la rénovation énergétique

Plusieurs dispositifs d’aide financent les travaux de rénovation des logements loués. MaPrimeRénov’ est accessible aux propriétaires bailleurs sous conditions de loyers modérés. Attention à ses règles actuelles : en métropole, l’aide versée geste par geste ne couvre plus l’isolation seule ; elle se limite à quelques équipements (pompe à chaleur, raccordement à un réseau de chaleur, dépose d’une cuve à fioul) et à l’audit, tandis que l’isolation n’est financée que dans le cadre d’une rénovation d’ampleur. L’éco-prêt à taux zéro (eco-PTZ) permet d’emprunter sans intérêt jusqu’à 50 000 euros pour un bouquet de travaux. La TVA réduite à 5,5 % s’applique aux travaux d’amélioration énergétique réalisés par des professionnels RGE. Combiner ces aides avec l’audit énergétique permet souvent de financer une grande partie des travaux nécessaires pour sortir de la catégorie des passoires thermiques.

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